L'abeille dans les traditions

 

On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux.
Gandhi.

Les ennemis des abeilles

L'homme

Le principal ennemi de l'abeille est en effet l'homme contre lequel elle a aucun moyen pour se défendre si ce n'est son aiguillon. Celui-ci a à sa disposition tout un arsenal pour détruire toute espèce, fut-elle en voie de disparition. Les agriculteurs sont en effet bien équipés pour supprimer tout insecte, nuisible ou non.
Malgré l'estime que l'homme a pour cet insecte dont la grande utilité est reconnue par tous, celui-ci par ses erreurs, ses négligences et souvent par sa cupidité, son ignorance et son égoïsme, le détruit pour des raisons économiques immédiates et personnelles.
Par ses méthodes destructrices et l'usage de produits chimiques, il a modifié profondément la faune et la flore en la raréfiant et en faisant disparaître des végétaux qui n'avaient que le seul défaut de croître dans un environnement qui leur était favorable et de se mélanger à ses cultures.

Les pesticides

afficheSous la dénomination de "pesticides", sont compris les insecticides, les acaricides, les fongicides et les herbicides. L'utilisation à grande ampleur de ces produits de synthèse est devenue facteur de dangerosité tant pour la faune, la flore, l'équilibre écologique et la santé humaine. Malheureusement leur production, enjeu économique (discutable) reste le principal élément retenu par leurs utilisateurs et leurs élus.

Les insecticides peuvent agir par trois modes d'action: par contact, ingestion ou fulmigation et certains d'entre eux par deux, voire trois de ces procédés. Dans certains cas, un rucher entier peut être décimé par les pesticides agricoles et ce, en très peu de temps.photo

Ils sont classés en 3 groupes selon leur degré de toxicité mais tous sont des "tueurs" et quelque soit leur classement, nocifs pour tous en entrant dans la chaîne alimentaire.
Aujourd'hui, un nouveau procédé a été mis en œuvre, encore plus insidieux et mortel; l'insecticide est véhiculé par la sève et c'est toute la plante qui est "protégée" mais devenue "tueuse": il est présent dans les racines, les tiges et les feuilles mais aussi dans le nectar, la fleur, la graine, la farine... et le deviendra dans l'assiette!

Ils arrivent en effet dans notre assiette mais aussi dans le sucre servant à nourrir les abeilles durant l'hiver, lorsque les betteraves sont traitées avec ces produits.

Des solutions comme l'incorporation de répulsifs pour les abeilles dans les traitements sont autant de produits supplémentaires venant polluer les nappes phréatiques, les fleuves, les océans...

Action de ces produits

La culture intensive, la dégradation de l'environnement dû par l'abandon des haies, le remembrement nécessaire dans certaines régions, inutile dans d'autres, l'usage de produits chimiques et l'emploi des semences hybrides à fort rendement dont la résistance est nulle face à ses prédateurs obligent l'emploi d'insecticides entrainant une lutte sans fin, détruisant peu à peu tous les éco-systèmes. Ces insecticides, de plus en plus puissants pour attaquer des insectes dont la résistance augmente face à ces produits, sont rémanents pour satisfaire l'agriculteur et associés aux herbicides, deviennent un risque tant dans l'alimentation que pour le maintien de la biodiversité; d'autres parts, ils polluent rivières et nappes phréatiques, en un mot, empoisonnent non seulement la terre entière mais aussi le consommateur et l'agriculteur qui les utilise. Aujourdhui on se dirige vers un fait qui aurait pu nous paraitre absurde et qui pourtant se confirme, tant les informations se recoupent en ce sens: un dose infinitésimale serait infiniment plus dangereuse que le seuil de nocivité normalement accepté. lire
L'abandon des ces produits devient une nécessité, ce qui devra être estimé dans une réforme globale de tout le système agricole.

Une expédition d'entomologistes du CNRS et de l'Université de Tours menée dans la réseve des Nouragues interdite au public, en Guyane française au coeur de la forêt amazonienne constata que la cuticule des fourmis contenait des phtalates et que ce taux augmentait au fur et à mesure que l'on se rapprochait des zones urbaines.
Environmental Sciences of Pollution Research
Des expérimentations faites avec des fourmis de nos régions faites par le CRNS montra que ces phtalates diminuaient la fécondité des reines de 40% et perturbaient le système immunitaire des ouvrières.
Environmental Research

Qu'en est-ilpour des abeilles? Nul ne pourrait croire que ceci soit sans conséquences sur les colonies alors que les phtalates font aujourd'hui partie de tout l'air que nous respirons.

Les résidus dans les cires

De 2002 à 2005, l'afssa- Sophia Antipolis- conduisit une étude visant à étudier la santé des abeilles et notamment les résidus de pesticides dans les compartiments de la ruche.
L'étude portait sur la présence ou non de 18 molécules dont le lindane et le coumaphos utilisé contre les varroas, ces deux produits étant aujourd'hui interdits.
Sur 47 échantillons de cire, 33 étaient porteurs de 14 substances chimiques dont un tiers contenait jusqu'à 8 molécules différentes, 14 en étaient dépourvus.
Il s'avéra que 52,2% de cires étaient polluées par le coumaphos jusqu'à 4 112,6 μg/kg, taux maximum autorisé 10μg/kg soit 411 fois plus que la dose acceptable;
61,9% de celles-ci contenaient du tau-fluvalinate jusqu'à 422μg/kg, taux maximum autorisé 10μg/kg soit 42 fois plus que la dose acceptable;
le fenitrothion était peu présent (2,1%) mais atteignait le taux de 511μg/kg, taux maximum autorisé 10μg/kg soit 51 fois plus que la dose acceptable.
Outre ces molécules, étaient présents des pyréthrinoïdes (cyfluthrine-12,2%; cyperméthrine-21,9%; deltaméthrine-2,4%), divers produits organochlorés (endosulfan-23,4%; lindane-4,3%), des produits organophosphorés (Azinphos-méthyl-10% avec une concentration maximum de 817μg/kg; chlorpyrifos-7,3%; fénitrothion-2,1%; malathion-8,5%; parathion-2,1%; tau-fluvalinate-61,9%;) et des dicarboximides (procymidone-2,1%; vinchlozoline-2,1%).
La présence de ces résidus pourrait expliquer le "refus de bâtir" de certaines colonies à partir de cires gaufrées, une synergie entre certains résidus étant possible et aujourd'hui, sinon établie mais hypothèse largement acceptée.
Cette présence a également des effets négatifs démontrés sur la ponte des reines et sur la taille de leurs ovaires.
Plusieurs études nationales et internationales ont montré que la cire utilisée pour la production de cires gaufrées contenait des résidus d'acaricides que les techniques actuelles sont incapables d'éliminer.
Le Coumaphos a une grande capacité à pouvoir se stocker dans la cire et est souvent présent tant dans des cires anciennes que récentes, transitant ainsi de cires gaufrées à cires gaufrées chez le fabricant. Celles-ci étant reprises et refondues, ce sont à chaque fois de nouveaux résidus de pesticides qui peuvent s'ajouter à ceux déjà présents.

Certains apiculteurs traitent leurs ruches avec de Asintiol. Certaines cires BIO, contiennent de la paraffine. ?

Présence de pesticides dans le miel- lire.

Aucun médicament n'entre dans la ruche écologique et sauvage, les cires sont celles que les abeilles ont construites qui sont renouvelées naturellement tous les ans. Les traces possibles sont uniquement celles que les abeilles pourraient apporter durant l'année de production, c'est à dire minimes dans un environnement sans culture intensive. D'autre part les méthodes employées par J.-Cl. Guillaume exclut toute entrée de produit chimique dans la ruche. Un gage maximum de sécurité.

Plusieurs auteurs définissent le mauvais apiculteur comme le principal ennemis des abeilles, aussi faudrait-il que celui-ci se reconnaisse! En utilisant des méthodes apicoles totalement artificielles, les apiculteurs ont privé les colonies de leur résistance naturelle, les abeilles de leurs fonctions et de leurs "aspirations" biologiques liées à leur nature.

Au XIXe siècle, l'étouffeur était l'ennemi n°1 de la Société Centrale d'Apiculture et de nombreux apiculteurs à la pratique avancée. Aujourd'hui, celui-ci a complétement disparu et on peut remarquer que l'étouffeur n'a jamais mis l'abeille en voie de disparition comme le font aujourd'hui tous les agriculteurs et productivistes rassemblés! Il avait soin de récolter les essaims avant la destruction de leurs colonies, stoppant du même coup toute progression d'une éventuelle maladie, alors que les apiculteurs modernes font tout pour supprimer l'essaimage et répriment l'instinct premier de tout être vivant, restant ainsi malgré tout des "étouffeurs"!
Dans chaque village, chaque ferme, les ruches étaient nombreuses et jamais l'homme, par des méthodes quasi industrielles et destructrices n'avait autant massacré la nature comme aujourd'hui.
Le principal ennemi de l'abeille est bien "l'homo sapiens" ne retenant dans ses activités que l'aspect productif immédiat au détriment de la qualité, de l'avenir, de l'équilibre et du respect que l'on doit à tout élément de la création.

Les horticulteurs

Les abeilles ont pour ennemis les horticulteurs qui s'adonnent à la culture de certaines fleurs car ces insectes hybrident leurs plantes. Parfois aussi, ils sont satisfaits des variétés que cette hybridation produit.

Les produits dans les ruches

Le tétrachlorure de carbone, la chloropicrine, le paradichlolobenzène, tous toxiques soit par inhalation, contact avec la peau ou ingestion, avec possibilité d’effets irréversibles et/ou dangereux pour la couche d’ozone et dont certains étaient cancérigènes étaient employés par les apiculteurs dits modernes pour lutter contre les ennemis de l'abeille.
Le tétrachlorure de carbone, de par sa dangerosité, est aujourd'hui interdit de production et d'importation.

Les médicaments

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Dans un article intitulé "Maladies peu connues de l'abeille", au cours de ses recherches, H. Wille fait la remarque suivante:
Nous avons des points de repère nous indiquant qu'à l'attribution d'un remède destiné à combattre un agent pathogène, l'établissement d'autres agents est favorisé si bien que la colonie n'en retire aucun avantage.
On sait que les médicaments entrainent des effets secondaires qui entrainent etc...

Les méthodes

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Citons le célèbre pathologiste des abeilles, E. Angelloz-Nicoud:
La ruche à cadres n'est pas une cause de maladie par elle-même, mais les facilités qu'elle donne pour l'essaimage artificiel, la répartition des vivres, les réunions, la distribution du couvain aux colonies faibles ou orphelines, si elles sont très pratiques, sont également des plus aptes à répandre les germes infectieux à travers tout le rucher.
D'autre part, nous savons tous que l'agglomération des individus ou des familles amène infailliblement la fréquence et une virulence aggravée des épidémies, quelles que soient par ailleurs les mesures d'hygiène. Il est normal que le même fait se constate dans les grands ruchers modernes et cela est d'autant plus marqué qu'on a tendance à y introduire fréquemment des reines ou des essaims étrangers.
?

La création d'immenses ruchers favorise la prolifération des maladies et la réunion de colonies faibles, pratique simplissime avec les ruches à cadres, sont souvent la cause de leur déclaration comme l'acariose ou la nosémose, l'une ou les deux colonies étant contaminées. Des cires loqueuses peuvent également être transférées dans une ruche saine.

En apiculture écologique, les risques sont moins élevés, les manipulations étant réduites au minimum. L'apiculture sauvage, ayant recours à des méthodes naturelles, les rendent inexistantes.

Le nourrissement au sucre

Quant au facteur nutritionnel, nous savons qu'un apport diversifié et continu est un gage de résistance accrue, et c'est la raison pour lesquelles des phénomènes de guérison spontanée ont été constatés. Il faut que l'abeille soit en mesure de se construire un système de défense efficace, d'où l'importance des sources variées de nourriture. La transhumance sur des cultures de colza ou autres monocultures serait donc un facteur défavorable pour la santé de l'abeille.

L'activité anti-microbienne du miel dépendrait de facteur complexes faisant intervenir des micro-organismes de l'environnement, des grains de pollen et des abeilles et serait la résultante de diverses transformations qui d'un part empêcheraient la fermentation du miel, d'autre part donneraient au miel ses propretés antibiotiques.

Il est tout à fait improbable qu'un miel issu de sucre candi donné à une époque où la flore est absente fournisse tous ces éléments qui doivent intervenir dans la nourriture des abeilles au moment où elles sont les plus fragiles.

Pour s'en convaincre, comparons:
Composition d'un nectar dont on peut ajouter les qualités médicinales de la plante; +
Composition du sucre et aucune propriété médicinale.

"La prise d'aliment, acte simple pour tant d'êtres vivants, est devenue chez les insectes sociaux, d'une rare complexité. L'abeille domestique, insecte floricole, végétarien, n'échappe pas à cette règle. De la récolte du nectar à la préparation du miel et l'ensilage du pollen pour arriver à l'alimentation des larves, une suite de démarches de plus en plus élaborées font de l'acte alimentaire une cheville maîtresse de sa vie sociale. Pour les observateurs que nous sommes, il est difficile de comprendre tous les engrenages de cette machine. Déjà, au niveau de la récolte du nectar et de son mélange avec les enzymes glandulaires pour transformer les sucres, les incertitudes commencent." ?

En apiculture écologique et sauvage, du miel est laissé à l'abeille pour sa nourriture hivernale;
la transhumance n'a pas lieu;
le milieu naturel est préservé et des fleurs de différentes espèces sont cultivées;
le nombre de ruches est adapté aux ressources mellifères de l'environnement.

Le stress

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Les arthropodes dont fait partie l'abeille possèdent un système nerveux complexe, organisé par des ganglions inter connectés et non différenciés à partir d'un tube nerveux comme celui des vertébrés. Les deux ou trois premières paires de ganglions sont fusionnées en un cerveau central d'où arrivent les afférences des organes sensoriels antérieurs, des yeux et des antennes. Ce cerveau est également le centre de coordination de la mobilité. Aux paires suivantes de ganglions sont annexés de petits ganglions qui régulent la contraction des muscles viscéraux. Au sein des ganglions du système nerveux central et du cerveau, plusieurs groupes de neurones sécrètent des neurohormones.
Les études du comportement montrent que les arthropodes ont des réactions d'évitement ou de fuite vis à vis de tous stimuli intenses. Nous pouvons en conclure qu'ils sont sensibles aux douleurs tant superficielles que profondes.?
Le stress chez les abeilles n'a jamais été étudié mais nous pouvons admettre comme hypothèse qu'elle y est sensible comme tous animaux dans les élevages aux méthodes de production intensive puisque les mêmes procédés sont utilisés dans la ruche.
La fumée, les interventions, les manipulations des cadres, un habitat inadapté, une nourriture qui les affaiblirait sont autant de causes possibles de stress et de réduction de résistance, ces conditions étant inconnues chez une colonie sauvage dont la santé est reconnue meilleure que celle de nos ruches conformes à notre siècle qui inventa le taylorisme, le travail à la chaine, le fordisme et le toyotisme qui génèrent une meilleure productivité assortie d'un stress conséquent et de dépressions. Pourquoi la ruche dite "moderne" échapperait-elles aux conséquences de ces mêmes traitements?

Ch. Dadant ne semble pas se soucier de la tranquillité des abeilles: lire

L'apiculture intensive est proscrite et les interventions sont réduites à 2 par an tout en gardant le contrôle de la ruchée par la fenêtre d'observation.
En apiculture sauvage, il n'y a aucune ouverture de ruche.

Quelques solutions

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La première chose à faire pour lutter contre cette politique du tout-toxique:
- adhérer à une association représentative pour lutter contre l'usage des produits toxiques en agriculture, informer et voter en conséquence.
- encourager la culture biologique en achetant ses produits: manger moins pour manger mieux!
Pour les apiculteurs:
- agir dans les instances apicoles;
- ne jamais transhumer sur les grandes cultures traitées et si possible sur toute exploitation liée à la culture intensive- ce qui pourrait être une pression pour encourager d'autres méthodes;
- semer des plantes mellifères pour compenser les pertes de la flore sauvage; peut-être verrions-nous alors les pelouses et les haies de thuyas tondues et taillées régulièrement à grand bruit se transformer en prairies et haies fleuries pour le plus grand plaisir de la faune... et de la nôtre!
- choisir d'autres ruches que la ruche à cadres et se contenter de ce que la nature nous donne.
Car en premier lieu, ce n'est ni la ruche, ni l'apiculteur qui font la récolte, c'est bien l'abeille en fonction de la richesse de la flore et du temps qu'il fera durant la miellée; il n'est pas possible d'avoir des colonies fortes et de nombreuses ruches si la flore n'est pas là pour les nourrir.

Puisque l'environnement ne nourrit plus suffisamment nos colonies, abandonnons cette forme d'apiculture devenue vaine pour posséder des ruches Warré en lieu et place des Dadant? et ce, en attendant des jours meilleurs qui ne peuvent venir que par un engagement pour lutter pour une société plus responsable et respectueuse de l'environnement. "Small is beautifull" écrivit E. F. Schumacher...

L'humidité

Les saisons pluvieuses qui se prolongent, les terrains humides, les fonds de vallées aux brouillards persistants sont des facteurs qui apportent, outre moisissures, champignons et pourriture à l'intérieur de la ruche mais aussi maladies et mortalité chez les abeilles. Aussi il est important de choisir des lieux bien exposés et secs pour l'installation d'un rucher. Les ruches carrées sont d'autant plus vulnérables qu'aucune aération n'est prévue et que les encoignures sont des emplacements où cette humidité stagne malgré la ventilation apportée par les abeilles.

Aini, après un an sans ouverture, j'ai pu constater que les ruches rondes avec dôme étaient dans un état sanitaire parfait.

Les insectes et acariens

Le varroa- Varroa destructor

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Le varroa est devenu aujourd'hui le principal ennemi de l'abeille. Acarien originaire de l'Asie du Sud-Est, il parasite l'abeille adulte ainsi que les larves et les nymphes.

L'abeille est un insecte sauvage, sociable et... Heureusement, on a pu constater que des colonies sauvages ou livrées à elles-mêmes du fait de leur abandon avaient résisté et subsiste, en l'absence de tout traitement: on parle d'abeilles tolérantes au varroa. ?

Il se peut que cette résistance ne soit que le résultat d'un couvain élevé à une forte température, possible dans un habitat naturel de grandeur propice à la colonie et non dans une ruche surdimensionnée où une température constante est impossible à maintenir.

Mes expérimentations montrent que les soient-disantes "colonies tolérantes" trouvées dans la nature, ne le seraient pas par leur capacité mais uniquement parce qu'elles vivent dans une ruche conforme à leur biologie car aucune de mes colonies ne semble souffrir de leur présence et ce, sans médicament et huiles essentielles. Ce fait a été établi également par Maurice Chaudière qui remarque qu'une ruche en terre de forme ovoïde ne semble pas affectée par l'invasion des varroas en Basse-Ardèche qui, en fin d'été garde une très forte population. ?

 

Malheureusement cette "tolérance" constatée n'amène pas l'auteur à en connaître les causes; ceci serait trop simple de rechercher le vecteur de l'apiculture responsable de ce fait et de rectifier l'erreur. Il est tout à fait réaliste de penser que ces colonies ont pour le moins été sélectionnées tout naturellement ou que par leurs retrouvailles avec une vie conforme à leur écologie et par les renouvellements successifs de la reine, avoir retrouvé le moyen de se défendre sans recours à la pharmacie; mais l'auteur préfère se diriger vers la culture artificielle de virus pathogènes pour la varroa, ce qui présente encore, selon le même auteur bien des problèmes et des difficultés- et n'en doutons pas pour l'apiculture elle-même, voire l'homme et son environnement.
Car si la nature a à sa disposition la sélection naturelle qui, jusqu'à ce jour a préservé bien des espèces, notre homme de laboratoire se croit sûrement supérieur à ce que la nature a fait sans son intervention? Et à croire qu'il eut pu sauver les dinosaures, il n'y a pas loin!
L'apiculteur-chercheur devenu le nouveau Prométhée apicole veut s'élever au-dessus de la création et créer la super-abeille l'"apis mellifera quadratus", l'abeille mellifère spéciale cadres, qui viendra peupler la ruche Dadant figée et fossilisée avec ses cadres, sa cire et ses hausses.
Cette super abeille essaimera-t-elle encore ou remplira-t-elle directement les pots avant de les operculer?
"Science sans conscience ...." et les auteurs de ce traité comme tous ceux chantant les louanges de cette apiculture moderne, plus habitués au congrès, conférences et autres groupes de travail peuvent-ils être encore de vrais apiculteurs en contact avec l'abeille? Ce ne sont que des technocrates apicoles sans contact avec la nature et de ce qu'elle a de plus profond...ce qui peut s'avérer être un mystère! d'où la nécessité d'une grande humilité devant elle et ici, devant l'abeille.

Ceci pourrait prouver deux choses:
- lorsqu'on laisse l'abeille travailler tranquillement;
* l'abeille ne s'en trouve que mieux, confrontée à une vie qui est la sienne et selon la loi de la sélection naturelle,
* qu'elle se passe très bien de l'homme pour survivre.

et ce, contrairement à ce qui est dit plus loin:
Sans l'homme, la rencontre de l'abeille et du varroa ne se serait pas produite [...]. Pour le court et le moyen terme, sans intervention de l'homme, l'abeille est gravement menacée. (Tout comme le frelon asiatique pour lequel l'abeille n'a aucune défense.)
Voici le pyromane qui, aujourd'hui, veut se faire pompier!

Cependant, cette question des abeilles sauvages et de ruches abandonnées, ne fait pas l'unanimité:
Paroles d'apiculteur et on pourrait aussi penser qu'elles sont originaires de colonies résistantes venant d'un rucher....
cependant il faut savoir que les animaux restés à l'état sauvage soumis à la loi de la sélection naturelle résistent mieux aux maladies et diverses agressions! C'est résister ou mourir.
La résistance aux maladies, c'est à dire la santé et la longévité dans le règne animal est fonction de trois facteurs:
- l'hérédité, la souche pour les abeilles;
- l'hygiène de vie, pour les abeilles, nourrissement au miel, hygiène de l'habitat conforme, travail sans stress c'est à dire sans intervention, ces dernières vécues comme des agressions;
- vie dans un écosystème favorable, selon sa biologie, pour les abeilles, essaimage naturel, environnement sauvage ou loin de cultures intensives, etc...
Dans le pire des cas, l'essaim sauvage peut vivre ou survivre selon un ou deux critères alors que celui enruché ne peut en avoir aucun, et dans le meilleur des cas, l'essaim naturel peut en posséder trois, l'enruché, deux, voire un seul dans le cadre de l'apiculture moderne.

Des expériences faites après la catastrophe de Tchernobyl montrent que les chevaux de Przewalski, de par leur vie sauvage, résistaient à l'herbe contaminée alors que ceux domestiqués en mouraient ou étaient atteints de graves lésions.

Une autre supposition a été faite selon laquelle l'habitat sauvage n'ayant pas de plancher comme dans nos ruches, les varroas tombés ne pouvaient se raccrocher aux abeilles. Ce qui a donné lieu à la fabrication du plateau "happykeeper"®; cette supposition me paraît un peu simpliste, d'autant plus que les observations furent faites également dans des ruches abandonnées qui ont un plancher, ne peut-être à elle seule la cause de la résistance des abeilles à la varroase car généralement, ce sont différents paramètres associés qui agissent sur le maintien ou la disparition naturelle d'une espèce.

Les fausses teignes- Galleria

Meliphora grisella ou Galleria alvearia

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Petit papillon du soir, il s'attaque qu'à la cire.

 

Phalaena mellonella ou Galleria cereana

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Plus gros que le précédent il fait également plus de dégâts. Réaumur fut le premier à décrire la biologie de celui-ci. lire

La fausse-teigne se nourrit de cire mais donne sa préférence aux rayons contenant du pollen ou du couvain; elle est friande des peaux fines des larves d'abeille et attaque quelquefois le bois ou autre matière qui lui servent à confectionner son cocon.
La chrysalide enfermée dans son cocon stoppe son développement durant l'hiver mais le reprend au printemps.
Elle attaque également les cires gaufrées stockées durant l'hiver. En apiculture écologique et sauvage, celles-ci ne sont pas utilisées.

Prévention

Les colonies fortes se débarrassent de la fausse teigne; les colonies faibles trop contaminées, abandonnent la ruche.
Un apiculteur de XIXe siècle déclarait que la teigne était comme les poux et les puces: les riches n'en ont pas!
Divers apiculteurs procèdent à l'installation de pièges comme:
- placer un fût défoncé, enduit intérieurement d'une substance collante. La nuit mettre une petite veilleuse au fond du tonneau; le papillon attiré par la flamme vient se bruler les ailes ou se coller aux parois;
- placer près du rucher des pots contenant du cidre ou de la bière aigrie; les papillons viendront s'y noyer.

Edmond Alphandéry écrit que les ruches en paille ou en osier sont plus facilement attaquées par la fausse teigne alors que l'expérience du docteur Monin prouve que la ruche à cadres est la ruche idéale pour le développement de la teigne- lire
Un débutant: "J'ai débuté en apiculture avec une ruche à cadres mobiles..., mais aujourd'hui, je me trouve très embarrassé avec cette ruche, la fausse teigne s'est établie sur les côtés des cadres." auquel la rédaction de l'apiculteur répond: "Commencez donc par de bonnes ruches à calottes, avec ces ruches vous aurez moins à craindre de la fausse teigne."
Pour ma part, une ruche contaminée fut une Dadant car je suppose que la colonie n'était pas assez populeuse pour ce type de ruche. J'ai pu constater que les angles, les espaces entre les montants des cadres et les parois de la ruche, la feuillure dans laquelle sont suspendus les cadres étaient autant de repaires pour la fausse-teigne, autant d'espaces inconnus dans une ruche ronde!

Les fausses-teignes préfèrent les cires contenant du pain d'abeille et les vieux rayons; il semblerait donc que les cires nouvelles ne leur donnent pas une nourriture suffisante pour se développer; encore un bon point pour l'apiculture écologique et sauvage!

Remèdes

La principale qui est aussi le principal remède contre d'autres parasites:
- supprimer les colonies faibles;
- les réunir si l'on est certain qu'aucune ne soit porteuse de maladie;
- choisir une ruche qui n'offre aucun refuge à la fausse-teigne, donc une ruche ronde;
- la lutte biologique est en essais avec l'introduction dans la ruche du Bacillus thuringienis, également utilisé en culture biologique.
- un apiculteur affirme que des genêts entourant le rucher éloignent la teigne.

Dans le midi, on employait un moyen qui, parait-il, était très efficace.
On coupait en deux dans le sens de la longueur un morceau de roseau que l'on introduisait sur le plancher de la ruche, coté creux en dessous. Les teignes s'y réfugiaient et toutes les 48 heures on enlevait le roseau puis on le remettait débarrassé de ses fausses-teignes.

L'avenir technologique

Des expérimentations ont été faites aux Etats-Unis par irradiation des ruches vides atteintes, par les rayons gamma, 24 heures avant l'éclosion des cocons. Les mâles qui naissaient ensuite étaient stériles. Bravo la science!!! Il avait été noté une diminution de la fausse-teigne dans un rayon de 120km.

Ennemis de la fausse-teigne

La fausse-teigne est une proie pour la chauve-souris et l'araignée; le microgaster pond ses œufs dans la chenille de la fausse teigne dont le ver se nourrit; les femelles de l'apenteles et de l'Eupelmus cereanus pondent leurs œufs dans la larve et les font périr.

Des Dibrachys cavus introduits dans une ruche les débarrassent de la fausse-teigne. ?

Le clairon des abeilles- Trichodes apiarus

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Cet insecte se nourrit d'abeilles mais aussi de cadavres d'abeiles. Sa femelle pond dans les nids des abeilles maçonnes mais peut également le faire dans les ruches faibles ou négligées. Les larves s'attaquent alors au couvain en dévorant nymphes et larves. En général, ce coléoptère est inoffensif pour les fortes populations en bon état sanitaire.

Les cétoines- Cetonia

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Différentes espèces aiment se nourrir de miel. Protégées par leur cuirasse de cutine, elles forcent l'entrée de la ruche et s'installent sur les rayons dans lesquels elles creusent des tranchées en y mangeant le miel.
Ils peuvent s'introduire en nombre dans la ruche et provoquer des dégâts par leur déjections nuisibles pour la colonie.
On s'en protège en plaçant une grille à l'entrée de la ruche.

Les fourmis- Formicidæ

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Ce n'est pas le danger le plus grave qui guette les abeilles mais elles s'établissent souvent sous le toit des ruches et perturbent les abeilles en mangeant leur miel. Des apiculteurs ont pu observer qu'elles les attaquaient quelquefois dans les fleurs.
Pour s'en protéger, répandre aux endroits envahis de la fleur de soufre, du pyrèthre, des feuilles de tanaisie. Des produits naturels répulsifs à base d'écorces de pins sont commercialisés.
Un moyen efficace est de plonger chaque pied de la ruche- si elle est posée ainsi- dans un récipient contenant de l'huile, fuel ou pétrole. Il est impératif qu'aucune branche ou herbe ne touche la ruche car dans ce cas les fourmis trouveront à coup sûr le chemin pour l'atteindre.

Les méloés

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Les méloés ont été étudié par J.H. Fabre- lire
Leurs larves s'installent dans les fleurs, s'agrippent aux abeilles pour se faire transporter dans la ruche. Elle ira s'installer dans une alvéole et mangera l'œuf qui s'y trouve. Elle se transformera alors en ver dont la nourriture sera du miel puis en imago qui se nourrira de pollen. Le méloé variégatus, le plus redoutable, fréquente les fleurs de sainfoin, de pissenlit et de bugle, le méloé proscarabée, celles de colza et de navette.
Les méloés comptent plus de 100 variétés et le plus dangereux est le méloé proscarabæus.

La mante religieuse- Mantis religiosa

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Appelée communément "Prie-Dieu" ou "Prega-Diou" en provençal, elle ne s'attaque qu'aux insectes vivants. Elle se tient en embuscade près d'une fleur, immobile, se confondant avec la végétation et se détend subitement pour attraper l'abeille lorsqu'elle vient s'y poser.

 

La philante apivore- Philanthus triangulum

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C'est une variété de guêpe jaune, tachetée de points triangulaires noirs logeant dans les terrains sablonneux exposés au soleil.
Elle attaque les abeilles, les tue, se nourrit du miel contenu dans leur jabot et entraine leurs cadavres dans son nid. Elle y pondre un œ dont la larve se nourrira des restes de l'abeille.
Pour la détruire il convient de trouver le nid et de verser de l'eau bouillante.


Les frelons

Le frelon européen- Vespa Crabro ou crabo

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Il se niche dans les anfractuosités ou un arbre creux et son nid peut atteindre des tailles impressionnantes. Il attrape ses proies en les déchiquetant avec ses mandibules mais garde le thorax qu'il emmène dans son nid. C'est un insecte redoutable pour les abeilles qu'il attaque à la ruche lorsque la colonie est faible.
Si ce nid est proche du rucher, il est préférable de le détruire, seulement dans ce cas car cet insecte est aussi utile et sa population semble en équilibre avec celle des abeilles.

Le frelon asiatique- Vespa velutina

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Sa biologie- Lire
Venu d'Asie, ce frelon n'a pas de prédateur et présente un danger réel pour l'abeille de nos contrées. Il a atteint en 2010 la région parisienne et il faut s'attendre à qu'il colonise l'Europe entière compte tenu qu'aucune décision n'a été prise pour procéder à son éradication lorsqu'il était encore temps!
Il est indispensable de tenter de détruire les premiers nids dès leur apparition et de protéger les ruches en piégeant ces prédateurs.
Attention: publicité mensongère
Exemple de piège
En cas de harcèlement manifeste: lire
Au cours de ces dernières années, une régression des frelons asiatiques semblent avoir lieu. Ceci serait du à l'épuisement du matériel génétique puisque cette invasion s'est produite à partir d'un seul nid.

Pour faciliter sa chasse à l'aide d'une raquette, j'ai installé les ruches deux par deux, les entrées se faisant face. Il est alors facile de frapper les frelons s'attaquant à l'une ou l'autre des ruches.
De plus j'ai remarqué que ceci réglait le phénomène de dérive des abeilles qui, se trompant de ruche, ne trouvent pas d'entrée et retournent à la leur.

Il est à noter que la présence de jachères mellifères où d'un environnement favorable à l'abeille interviendrait dans le comportement des insectes, celle-ci renforçant la résistance de l'abeille face à la prédation.

Le pou des abeilles- Braula cæca

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Louis Roussy étudia ce diptère et son étude peut se résumer ainsi:
- ce n'est pas un commensal de l'abeille mais un parasite;
- il s'attaque principalement aux jeunes mères et jeunes abeilles;
- il vit dans la ruche;
- sa tolérance est due à son agilité et son insaisissabilité;
- ses pattes lui permet de marcher sur l'abeille en mouvement sans tomber.

La lutte contre le varroa a permis la presque disparition de ce parasite.

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La Senotainia tricuspis

C'est une mouche qui s'attaque aux abeilles et aux faux-bourdons. La femelle pond un œuf sur l'un d'eux dont la minuscule larve tuera l'insecte.

Le sphinx tête-de-mort- Sphinx atropos

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Il n'est pas nuisible aux abeilles mais est très friand de miel. La nuit, il pénètre dans la ruche; les abeilles se défendent et dès qu'il est tué, l'enduisent de propolis.
Elles peuvent également réduire l'entrée de la ruche ou construire des chicanes qui empêcheront ce papillon de pénétrer dans la ruche.
Pour s'en protéger, réduire l'entrée en y mettant une grille.

Le sphynx atropos est-il d'origine américaine?

Les araignées

L'épeire diadème- Araneus diadematus

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Sa toile tissée en automne près du rucher, les abeilles sont les victimes de ce piège et se font dévorer par cette araignée.

L'agelène labyrinthique- Agelena labyrinthica

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Appelée Amoureux ou cheval dans certaines régions car elle emporte ses proies comme si elle était montée dessus.

Le Thomisus onestus et thomisus rotondatus

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Jean-Henri Fabre observa ces araignées dans la région du Mont-Ventoux. Elles ne tissent pas de toile, mais s'embusquent dans les fleurs pour se précipiter sur les butineuses avec une telle vitesse que celles-ci ne peut se défendre. Elle est vidée de sa substance et le repas peut durer jusqu'à 7 heures.

Les oiseaux

En général les oiseaux, bien que l'abeille peut être une de leur proie, ne sont pas des animaux dévastateurs des ruchers.

Les mésanges

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L'hiver, la mésange charbonnière peut venir frapper sur les ruches pour en faire sortir les abeilles dont elle se nourrira.

Le pivert

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Le pivert peut trouer la ruche pour se nourrir des abeilles. Lorsque la ruche a des poignées creusées dans l'épaisseur du bois, il l'attaque à ce niveau.

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Mettre des poignées rapportées sur le corps des ruches

Le guêpier

Oiseau migrateur qui vient nidifier dans les talus sablonneux du midi de la France. C'est l'oiseau le plus redoutable pour le rucher car, en colonie, il peut venir au-dessus de celui-ci pour se nourrir et faire disparaître un bon nombre de butineuses.

Les oiseaux insectivores comme l'hirondelle détruisent plus ou moins quelques d'abeilles.

Les reptiles

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Les lézards sont de grands mangeurs d'abeilles mais ne sont pas un danger mortel pour la ruche.
La couleuvre peut également en attraper.

Les crapauds sont aussi des mangeurs d'abeilles mais aussi un de leur protecteur en se nourissant des fausses-teignes; c'est aussi un grand protecteur des jardins qu'il est nécessaire de protéger.

Les mammifères

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L'ours des Pyrénées La souris La martre Le blaireau
Présence possible dans les Pyrénées, il détruit totalement la ruche pour accéder à son met favori. La seule protection est la clôture électrique. En hiver, les souris peuvent entrer dans la ruche et grignoter les rayons. Elles peuvent y construire leurs nids et s'installer pour bénéficier de la table et du couvert. Sa présence peut provoquer la perte de la colonie. Un orifice de 4cm suffit à la martre peut entrer dans la ruche. Pour entrer elle profite d'une zone de faiblesse -plateau- pour s'aménager un passage à coups de griffes.
Les apiculteurs des Cévennes luttaient la base de leurs ruches troncs avec leur support d'un mélange de terre et de fumier dont l'odeur éloignait les martres.
En cas de disette, le blaireau n'hésite à s'alimenter du produit des ruches ainsi que de ses habitants.
Un "blaireau" de la famille des bipèdes s'attaque également aux ruches en les emportant pour agrandir son rucher ou remplacer ses colonies perdues durant l'hiver à moindre frais.
Chacun trouvera une solution pour contrer ce genre de nuisible.
Réduire l'entrée à l'aide d'une grille solidement fixée et...
  Fixer un fort grillage (2,5x2,5) sous le plancher des ruches.
Quelque soit la nocivité des animaux pour les abeilles, ils ont tous leur utilité et leur place dans la nature; ils participent à son équilibre et ne sont nuisibles que lorsqu'ils deviennent invasifs, c'est à dire lorsqu'un déséquilibre est apparu.
Le respect de la biodiversité oblige à laisser une part du produit cultivé au bénéfice de la nature.
Il est nécessaire de nourrir les oiseaux comme les mésanges afin qu'il ne leur soit pas nécessaire d'avoir recours à la ruche pour s'alimenter et de visiter régulièrement ses ruches; c'est la meilleure prévention possible contre toute attaque qui peut-être combattue efficacement avant de devenir désastreuse et tout traitement inopérant.

Les plantes nuisibles

setaire

Asclepias Cornuti

asclepias

Ou herbe à la ouate et diverses espèces de cette plante mellifère, cultivées dans les jardins retiennent les abeilles par leurs pattes jusqu'à ce qu'elles meurent.

Setaria verticillata

Près du rucher, les sétaires peuvent retenir les abeilles par les aiguillons que ces plantes possèdent sur leurs inflorescences. +

Sources

- Edmond ALPHANDERY- Encyclopédie apicolephoto- en 4 volumes
- Rémy BACHER- L'abc du rucher biophoto
- Guy BERNELAS- La robe de Médéephoto- Considérations sur la décimation des abeilles.
- Alin CAILLAS- Le rucher de rapportphoto
- COLLECTIF- Traité Rustica de l'apiculturephoto
- DRIDAH Aziz, LOUADI Kamel, BERCHI Selima- Bulletin de la Société entomologique de France.
- Georges de LAYENS et Gaston BONNIER- Cours complet d'apiculturephoto
- Jean-Marie PHILIPPE- Le guide de l'apiculteurphoto
- Santé de l'Abeille- Varroase: le point sur quelques traitements- Numéro 79 HS- 1984
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